L'Hépatite B

Hépatite B

L'hépatite B est une infection virale du foie. La majorité des personnes infectées guérissent spontanément, mais une forme chronique peut se développer et nécessite un suivi.

La prévalence de l'hépatite virale B est élevée dans les pays en voie de développement (Afrique, Asie du Sud-Est) : environ 10 % de la population est porteuse de l'Ag HBs. En France métropolitaine, la prévalence du portage de l'Ag HBs est d'environ 0,3 %, soit 200 000 à 300 000 cas.

Le virus de l'hépatite B se transmet :

  • Par voie sexuelle
  • Par voie parentérale : transfusions sanguines, toxicomanie
  • Par voie materno-fœtale : au moment de l'accouchement

L'infection par le virus de l'hépatite B entraîne obligatoirement une hépatite aiguë, puis l'organisme guérit spontanément dans 90 % des cas. Seulement 10 % des personnes infectées développent une hépatite B chronique. Un tiers des patients infectés seront porteurs inactifs et ne nécessitent aucun traitement (sauf situations exceptionnelles : chimiothérapie…). L'hépatite virale B chronique active non traitée peut évoluer vers la cirrhose.

Pour évaluer la gravité de l'infection :

  • Bilan biologique : Ag HBe, Ac anti-HBe, ADN quantitatif du virus B, TP, ASAT/ALAT, bilirubine totale, sérologies des virus C, D et VIH, électrophorèse des protides
  • Échographie abdominale
  • Fibroscan, ± biopsie hépatique

Le traitement de l'hépatite virale B chronique a considérablement progressé au cours de ces dernières années. Il est indiqué en cas d'hépatite B chronique active avec réplication virale (ADN quantitatif) et fibrose hépatique (confirmée par le Fibroscan ou la biopsie), ou de cirrhose avec réplication virale.

Il existe de nombreux traitements : interféron pégylé, analogues nucléosidiques (lamivudine, entécavir, telbivudine), analogues nucléotidiques (adéfovir, ténofovir). On privilégie les analogues à haute barrière de résistance : ténofovir, entécavir.

La majorité des infections chroniques par le virus de l'hépatite B sont acquises à la naissance, par transmission dite « verticale ». Un dépistage systématique est recommandé en cas de grossesse. Le traitement de la femme enceinte est recommandé au troisième trimestre uniquement en cas de forte virémie (ADN > 10⁸ log).